ALENÇON
Scène nationale 61
Réservations : 02.33.29.02.29

STEPK

Site internet

www.stepk.com

Stepk en vidéo

Stepk est un peintre humaniste. Peinture passion. Pour cet artiste sans fard, l'encre sied à sa peinture. Cette encre, il la connaît bien. La couleur noire est aussi celle de la misère. Avec elle, Stepk s'engage à nous parler de « l'être ». Ses Gueules d'anges ne sont pas ces figures séduisantes, éthérées, qui rayonnent dans le lissé, le poli, et dont les visages se multiplient à outrance dans les magazines. Ses Gueules d'anges transpirent. L'espace d'un instant, il a vu ces visages éclairés par la souffrance. Eperdus, il les a vus s'annihiler… Stepk refuse de les abandonner. Il les conserve en lui. Sa peinture les réhabilite dans leur droit d'exister, de crier, de parler douleur, de se « défigurer », de se fondre dans la masse. Pour exister autrement ?
Oui. Le plus souvent en deçà de la pensée, ses Gueules d'anges se désincarnent, pleurent, se replient, disparaissent, et parallèlement interrogent … L'homme n'est-il pas ombre et lumière à la fois ? Mais quand la misère ne le pousse qu'à côtoyer l'ombre encore et toujours, la lumière, insensiblement, le quitte. Alors, sous l'encre jetée de Stepk, il devient un autre soi. Ecriture sensible, ce « dé-figuré », nous « dévisage » et s'impose à nous comme un autre. Il nous invite à l'écouter car nous sommes l'un et l'autre. Même combat de vie, multiples visages souffrants. Envisager cette dés abilisation* avec l'autre ! Voilà ce que nous proposent les multiples figures de Stepk. L'artiste rejoint avec ses Gueules d'anges le propos de défiguration d'Evelyne Grossman* dans ce qu'il « défait les figures de l'autre » et propose avec passion de « l'inventer à nouveau ». Si ces Gueules d'anges nous font peur, ce n'est pas la volonté de l'artiste. Elles sont une caisse de résonance du dénuement de l'homme, fabriqué en 2010.
Une pure émotion pour celui qui veut écouter. Universelle, la souffrance s'appelle Je. Ecrite avec l'encre, Stepk l'a libérée et nous ouvre à l'autre.

*La Défiguration Artaud-Beckett-Michaux, d'Evelyne Grossman, Les Editions de Minuit : « Je tente ici de suivre sous ce mot de défiguration le mouvement de déstabilisation qui affecte la figure… ». En 2009, Stepk invité par Olivier de Sagazan, participe à l'exposition « Quand le visage perd sa face » marquant ainsi son envie de s'inscrire dans le mouvement de la défiguration en art.

Du lundi au vendredi de 10h00 à 18h30
Entrée libre
Rens./Rés. : 02.33.29.02.29

du 27 février au 21 mars 2012
de 10h00 à 18h30

 

Ces gueules d'anges sont une caisse de résonance du dénuement de l'homme.

 



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